That’s just the beginning

La première fois que j’ai entendu parler de la mort, j’avais cinq ans, j’étais dans les bras de mon père et il m’a donné de l’essuie-tout pour sécher mes larmes.

Pendant des années j’ai cru que c’était le mort de ma mère qui m’avait rendue ainsi, telle que je suis maintenant en ce moment précis et telle que j’ai été pendant mon enfance et adolescence.

Aujourd’hui, il me semble cependant percevoir la vérité, ce n’est pas l’absence de ma mère qui m’a blessée.

Ce n’est ni la mort en soi, ni le manque de quelque chose que je n’ai jamais connu. Ce n’est pas la différence ressentie, après tout je n’ai jamais connu personne d’autre qui ait perdu sa mère.

Les larmes qui coulent aujourd’hui sont plutôt dues à une faiblesse qui a commencé ce jour d’octobre dans la cuisine de l’appartement de mon enfance.

Une relation déséquilibrée qui m’a pesée et sans laquelle je ne saurais comment vivre, malgré mes refus de l’accepter. La présence d’un père capable de faire tomber toutes mes défenses, auquel je ne veux rien dire mais qui doit savoir malgré tout.

Un seul mot et je me retrouve à cinq ans, avec mes vingt sept ans, à pleurer une morte. Encore une fois, c’est de mon père que j’ai besoin dans ce moment difficile. Ce n’était que le début d’une enchaînement de morts.

Je continue malgré tout à me poser une question. Sans réponse car la mémoire me fait défaut: a-t-il lui aussi pleuré ce jour-là?

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s