Sunset

Dans ma tête j’ai une bibliothèque de livres, de musiques et de sensations. Tu appuies sur un bouton et je les ressorts à volonté, je passe du rire aux larmes mais reste clairvoyante.

Deux mois et demi sans un mot. Je ne t’attendrai pas, si nous sommes devenus des étrangers, tu en es la cause. Ce n’est pas la première fois que je m’indigne, tu t’excuses et on repart? Non, pas cette fois.

Je marche, je marche du matin jusqu’au soir, vers qui, vers quoi? J’ai écrit tant de mes mots pour toi.

Les notes éveillent en moi des sentiments si connus, la nostalgie du passé, les voix que l’on n’entend plus.

Je cours je cours vers toi. Tu t’éloignes comme un point sur l’horizon. Je cherche cet état de semi-conscience, écriture automatique. Seule la musique est efficace.

J’aimerais tendre le main et enfin attraper le monde, la vie. Pas seulement en être une visiteuse, une spectatrice.

Les plus grands drames de la vie se passent dans un silence absolu. Ils passent inaperçus dans un regard qui tremble, une larme. Pas de cris ou de grands gestes. Le calme entoure ces moments de perte. Les plus grands drames de nos vies n’apparaissent pas aux yeux des autres. Les plus grands drames de la vie s’évoquent plus tard, une fois le deuil fait, autour d’un verre, sur une terrasse. Les plus grands drames de la vie nous changent et nous grandissent.

On les crains mais on ne les voit jamais venir, la nature de l’être humain je suppose. On ne veut pas s’attendre au pire.

Et on devrait s’y préparer pourtant car nous courons vers la fin; chaque seconde qui passe.

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