There is something about you

J’écris toujours sur les mêmes sujets, vous pourriez parler d’obsessions, d’idée fixe. Moi je parle de mes sentiments actuels, le sentiment de perte, les jours qui se déroulent tel un tapis sous mes pieds et que je ne peux plus stopper.

Moi je parle des souvenirs qui reviennent parfois et me serrent le cœur, je parle de moi, de ma vie qui semble si courte et déjà finie, du passé et des amours perdus. Moi je parle, je parle, je parle trop. J’écris pour évacuer le trop plein de pensées, d’images et de mots.

Je parle de moi, mon monde peut vous paraître étriqué, je m’intéresse peu à ce qui m’entoure, mais surtout à ceux qui m’entourent. Ceux qui m’ont entourée.

L’oubli m’angoisse, écrire me rassure car il me semble ainsi fixer les souvenirs, comme des papillons dans leur boîte. Morts mais toujours aussi beaux. Fanés mais présents. Je fais des millions de photos en pensant au jour où je les verrai de nouveau, dans vingt ou trente ans. Je me rappellerai d’un coup de cœur, d’un sourire et d’une main autour de ma taille. Je collectionne les musiques qui me font penser au passé, j’aime le pincement nostalgique ressenti lorsque ces notes résonnent et je revois le soleil d’un été passé à t’attendre.

J’aimerai ne jamais oublier. J’ai fait quelque chose de terrible ce matin, qui m’a prouvé que ces thèmes me tracassent depuis bien plus longtemps que je ne le pensais. Ce matin, j’ai ouvert ma boîte mail et j’ai cliqué sur la petite flèche en bas à droite. Cette flèche m’a emmenée en 2005 et j’ai relu mes mails datant de 2005, 2006 et 2007.

Deux constations s’imposent:

1. On oublie tellement de choses, c’est effarant. On oublie qu’on a été important pour certaines personnes, on oublie que ces personnes nous ont aimées, on oublie des moments, des gens qu’on a perdu par manque de temps, distance ou tout simplement parce que c’est la vie de laisser derrière soi des beaux moments, des mots, des images.

2. Ce qui devait arriver était déjà contenu dans tous ces e mails, le futur était déjà écrit mais encore opaque. On se voile tellement la face, on s’accroche, on pense qu’on va tenir le coup. Mais non, les mots avaient déjà tranché sur notre futur. Nous ne nous sommes rien épargnés. Nous avons lutté mais nous avons perdu.

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