Lights

Quelqu’un a dit qu’il ne faut pas attendre le bonheur des autres mais uniquement de soi-même. Tu ne peux pas attendre de quelqu’un de te rendre heureux chaque seconde qui passe. Si je suis heureuse c’est tout simplement grâce à moi, je ne dois pas attendre de quiconque d’ être en mesure de faire mon bonheur si moi-même je ne me rends pas heureuse.

Voir d’autres se déchirer, voir leur univers s’écrouler par pans petit à petit et constater impuissant la fin d’une ère. Se voiler la face et ne pas accepter que je sois pas en mesure de te rendre heureux, que je ne sois pas suffisante à ton bonheur.

J’aimerais te faire tourner la tête, j’aimerais être celle que tu désires, que tes nuits soient peuplées de moi et que tu en perdes le souffle. J’aimerais que tu meures de ne pas être considéré, pris en considération, eine Nebenfigur im Theaterspiel des Lebens.

J’aimerais que tu saches la brûlure de mon regard, que tu comprennes la douleur. J’aimerais habiter tes pensées, que ta première pensée au réveil soit pour moi, que tu cherches mon regard furtivement et te réjouisse de l’esquisse d’un sourire sur mes lèvres.

Je t’ai perdu déjà, le bonheur des commencements, le bonheur des débuts, des premières fois, on l’oublie, on le laisse derrière soi et sans s’en rendre compte, le soleil pâlit, les sourires s’assombrissent et les goûts s’emplissent d’amertume. Bien sûr d’autres moments remplacent, mais plus courts, moins appréciés. Le temps n’est plus où nous pouvions passer des heures à tourner et retourner un minuscule souvenir, un lambeau de rêve dans nos pensées, où je m’endormais en m’imaginant dans tes bras. Le temps n’est plus où le temps s’arrêtait sur un banc, assis sur un mur, sous un arbre. Le temps n’est plus où nous avions le temps pour tous ces moments, ces souvenirs, où nous pouvions juste être fous et nous justifier par l’amour qui nous rendait sourds aveugles muets et stupides.

Maintenant le temps de la raison s’est installé, prendre des décisions rationnelles et ne pas perdre de temps sont devenus des priorités. Maintenant la folie n’a plus sa place. Maintenant il ne reste qu’une légère mélancolie, une petite nostalgie passagère qui blesse, un peu.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s