The Day that Never Comes

On entend souvent parler de ces gens qui se réveillent un matin et qui soudain ne sont plus du tout satisfaits de leur vie, décident qu’ils veulent plus, que leur mari/femme n’est décidément pas la personne qu’il leur faut et qui, sur un coup de tête, quittent brutalement le confort quotidien pour se refaire une vie meilleure.

Elle, ce n’est pas le matin qu’elle refait sa vie. C’est le soir, dans la chaleur et le confort du lit qu’elle réécrit sa vie. Elle répare ses erreurs, reprend contact avec les disparus, écrit des lettres d’amour, d’excuses, se prend à rêver à ce qui se serait passé si…si elle avait choisi un autre chemin.

Le soir, elle rêve, elle imagine des scénarios improbables et réinvente le monde. Le soir, elle est courageuse, pleine d’initiatives et capable de relever tous les défis pour retrouver ceux qui ont trouvé refuge dans son cœur.

La nuit, tout est possible, chaque décision est mûrement réfléchie et prête à être exécutée le lendemain. La nuit, elle t’aime toi, et toi et toi aussi. La nuit elle te le dit, elle te l’explique et se confie à vous tous. La nuit, elle est si forte et la vie est si facile.

C’est pourquoi elle ne comprend pas ces courageux du matin, ceux qui changent leur vie en se réveillant. Elle, le matin, elle se réveille si imparfaite, reprise dans un tourbillon, le matin elle aime sa vie et rien ne pourrait la faire changer d’avis. Le matin, tout ce qu’elle souhaite c’est se lever et enfin, vivre sans se poser de questions.

Le bonheur, c’est un peu comme sombrer dans le coma.

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